Ecole florentine, deuxième moitié 16ème siècle

Lot 1
1 500 - 2 000 €

Ecole florentine, deuxième moitié 16ème siècle


Un homme drapé agenouillé
Sanguine
Avec attribution ‘Empoli' au verso
36 x 27 cm.
Mathias Polakovits (1921-1987) «Collectionner permet l'aventure et le miracle. Je les attends tous les matins»
Né à Budapest dans une famille aristocratique et ayant fait ses études en Angleterre et en Suisse, Mathias Polakovits fuie le communisme et émigre à Paris en 1949. Après une courte carrière de chanteur lyrique, il se lance dans le journalisme et est engagé par Paris-Match en 1954. Il y fait toute sa carrière de reporter, couvrant les événements internationaux majeurs de l'époque. Basé à Londres durant deux ans, il prend la tête du bureau de New York en 1960.
Il quitte Paris-Match et le journalisme en 1969. A partir de cette date, il se consacre quasiment uniquement à sa nouvelle passion dévorante, les dessins anciens.
Autodidacte, Mathias acquiert d'abord quelques feuilles auprès d'antiquaires new yorkais. Il en reçoit également en cadeau, dont quelques-uns de son amie Jacky Kennedy.
Comme l'a écrit Pierre Rosenberg, «Mathias se mit au travail avec ténacité, avec obstination, avec voracité, avec une impressionnante soif d'apprendre. Assidument, consciencieusement, il lut tout ce qui lui tombait sous la main, articles, monographies, catalogues d'exposition. Il fréquenta régulièrement les cabinets de dessins de New
York, de Paris, de Londres, rendit visite, avec la modestie du néophyte, aux collectionneurs de dessins chevronnés de ces villes. Mais surtout, il devint un habitué des salles de ventes, Drouot, Sotheby's, Christie's et se mit à acheter, à abondamment acheter. Assis au premier rang au cours des ventes, il lâchait rarement prise.» (cat. exp. De Poussin à Fragonard. Hommage à Mathias Polakovits, Paris, Ecole des Beaux-Arts, 2013, p. 8). Progressivement, l'amateur se concentre surtout sur l'école française avant 1800.
Il vise, en historien d'art, à reconstituer le panorama de l'art français dans sa diversité, les grands maîtres bien sûr, mais aussi, mais surtout, les petits maîtres méconnus que les feuilles de sa collection permettent de remettre en lumière. En 1987, Il donne 3000 de ses dessins français à l'Ecole des Beaux-Arts à Paris, avec comme condition essentielle que des expositions comportant des dessins de la collection fussent régulièrement organisées par l'institution. Depuis 2004, grâce à la générosité de Jean
Bonna, une salle de l'Ecole est spécialement aménagée pour accueillir la collection et des expositions.
En amateur passionné et compulsif Mathias ne put s'empêcher de s'intéresser aux autres écoles européennes de dessins et sa collection dans ce domaine fut également remarquable. Deux ventes à l'Hôtel Drouot en 1988 et 1989, une série de ventes à Sotheby's en 1998 et 1999 ainsi que la présente dispersion, riche de plus de deuxcent dessins, témoignent de la qualité de ses choix, de la variété de ses goûts et de son envie de faire des découvertes. A un jeune amateur venu le visiter, évoquant l'impressionnant nombre de dessins qu'il avait réunis, il expliquait que si l'on rassemblait les cinquante plus belles femmes du monde, il serait difficile de choisir laquelle était la plus belle, leur beauté s'annulant en quelque sorte. Alors que si l'on réunissait cinquante femmes qu'il qualifiait de plus normales, la beauté de certaines s'affirmerait plus aisément. Dans la diversité, la qualité ou plutôt les qualités de chacun se révèlent avec plus de force.
Tous les dessins portent la marque de collection de Mathias Polakovits (L.
3561), composée de ses initiales, celles de ses prénoms (Paul Mathias), ou bien de son nom et prénom. Elle peut aussi être un clin d'oeil au journal pour lequel l'amateur a longuement collaboré.
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