Artemisia GENTILESCHI (Rome 1593-Naples 1652)

Lot 69
300 000 - 400 000 €
Résultats sans frais
Résultat: 2 360 600 €

Artemisia GENTILESCHI (Rome 1593-Naples 1652)


Sainte Catherine d'Alexandrie.
Huile sur toile.
(Restaurations anciennes, petites déchirures et petits manques).
Sans cadre.
71 x 71 cm
Note:
Ce tableau peut être mis en rapport avec la Sainte Catherine de la Galerie des Offices à Florence (inv. 8032), daté vers 1614-16, à la période florentine de l'artiste lorsque l'influence de son père Orazio est encore présente. La composition d'ensemble, à micorps, les positions des bras et des mains et les dimensions sont similaires (76 x 62 cm), mais on note d'importantes variantes. A Florence, la figure est coiffée d'une imposante couronne ornée de pierres de couleur, alors qu'ici elle porte un turban dont un pan de tissu retombe derrière l'épaule; dans la version florentine, la palme est plus basse et coupée par le bord gauche de la toile; enfin la roue dentée est dans l'angle inférieur gauche, sous la main de la sainte et non pas derrière comme ici. Autre changement, sur la toile des Offices, le voile transparent couvre la poitrine et l'épaule gauche, tandis qu'il part de l'épaule droite et s'étend sur la manche droite ici. Notre oeuvre peut aussi être rapprochée de l'Autoportrait en martyre (collection privée, 31,5 x 24,5 cm) au cadrage plus serré sur le visage.
Pour tous ces tableaux cités, les spéciallistes de l'artiste ont affirmé qu'il s'agissait d'autoportraits d'Artemisia, ce qui semble aussi le cas de cette toile. La parenté avec l'Autoportrait en joueuse de luth (Hartford, Wadsworth Atheneum) est évidente. Certains savants ont remarqué qu'Artemisia pouvait s'identifier à la sainte égyptienne, caractérisée par son refus du mariage et de l'autorité. En fait, sainte Catherine d'Alexandrie est souvent représentée au début du XVIIème siècle (Caravage, Madrid, musée Thyssen, vers 1598; Guido Reni, Madrid, musée du Prado, vers 1606...). Le prénom est populaire à Florence parce qu'il est lié à la famille Médicis, pas seulement la reine de France du XVIème siècle, mais aussi Caterina de' Medicis, soeur du grand-duc Cosme II (1593-1629), présente à la Cour jusqu'en 1617, date de son mariage avec Ferdinand Gonzague, duc de Mantoue. On peut exclure que la Sainte Catherine citée dans une lettre adressée à Andrea Cioli le 11 décembre 1635 soit la nôtre, puisqu'à Naples, elle avait évolué et changé de style.
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